Il y a quelque chose que vous voulez depuis longtemps. Un travail qui vous ressemble, plus de sérénité avec l’argent, une relation épanouissante. Et chaque fois que vous y pensez, vous ressentez un écart entre votre vie actuelle et ce que vous désirez.
Alors vous y repensez encore. Vous commencez à éprouver de la frustration et vous vous dites que ce n’est pas pour vous.
Et si le problème n’était pas ce que vous voulez, mais la façon dont vous y pensez ?
C’est ce que propose Demandez et vous recevrez, le livre d’Esther et Jerry Hicks, qui présente l’enseignement d’Abraham. Son idée centrale est simple : ce à quoi vous pensez, et surtout ce que vous ressentez en y pensant, influence ce qui arrive dans votre vie. On appelle cela la loi d’attraction.
Dans cet article, je vous propose de la pratiquer concrètement, pas à pas, sans vous forcer à « penser positif ».
Qu’est-ce que la loi d’attraction ?
Ce que dit la loi
Selon Abraham, chaque pensée que vous avez dégage une vibration, c’est-à-dire un signal, et ce signal attire un signal de même nature. La loi d’attraction tient en une phrase : ce qui se ressemble s’assemble.
Concrètement, ce qui entre dans votre vie (circonstances, rencontres, idées, événements) correspond à ce que vous émettez par vos pensées dominantes.
Nous recevons ce que nous émettons
Tout ce que vous percevez, vous le percevez sous forme de vibrations :
- vos yeux transforment des vibrations en images ;
- vos oreilles en sons ;
- votre nez, votre langue et votre peau en odeurs, goûts et sensations.
Abraham ajoute que vous ne faites pas que recevoir des vibrations : vous en émettez aussi. Vous êtes à la fois émetteur et récepteur. Ce que vous pensez et ressentez à chaque instant envoie un signal. Et selon cet enseignement, ce signal est reçu et suscite une réponse immédiate.
Vous n’avez donc pas à « faire » de vibrations. Vous en émettez déjà en permanence. La seule question est : lesquelles ?
Supposons que vous souhaitez plus de sécurité financière. Si vous pensez surtout « je n’ai pas assez, je n’y arriverai jamais », vous émettez la fréquence du manque. Vous voulez entendre l’abondance, mais vous êtes sur une autre fréquence.
Imaginez une station radio qui émet sur la fréquence 101 FM, sans interruption, jour et nuit. Votre poste, lui, est réglé sur 98,6. Vous n’entendez donc pas cette station. Pourtant, elle émet bel et bien. Elle n’est pas absente : c’est votre réglage qui ne correspond pas.
Ce que cette image vous apprend est donc le suivant : inutile de vouloir plus fort ou de répéter votre demande. Ce qui compte, c’est de vous accorder à ce que vous demandez en changeant de fréquence.
Vous obtenez ce à quoi vous pensez, voulu ou non
La loi d’attraction ne trie pas vos pensées en « bonnes » et « mauvaises ». Elle répond à l’attention que vous portez à un sujet, quelle que soit votre intention. Vous obtenez ce à quoi vous pensez, que vous le vouliez ou non.
Trois conséquences concrètes :
- S’inquiéter, c’est imaginer. Se faire du souci pour une chose revient, d’après Abraham, à l’imaginer en détail. Vous en émettez donc la vibration.
- Dire non à une chose ne l’écarte pas. Quand vous regardez quelque chose que vous ne voulez pas et que vous lui criez « non », votre attention reste sur elle. Le simple fait de lui accorder votre attention suffit à l’inclure dans ce que vous attirez. Il n’existe pas de « mode exclusion » : refuser une chose ne fait pas disparaître sa vibration.
- Rien ne vous est imposé. Vous ne pouvez pas attirer ce à quoi vous n’accordez aucune attention. Un événement passé auquel vous ne pensez plus, ou un incident que vous avez oublié, n’influence pas ce que vous attirez aujourd’hui.
Dois-je m’inquiéter si j’ai des pensées négatives ?
Si nos pensées attirent des expériences, faut-il craindre chaque pensée négative qui nous traverse l'esprit ?
La réponse est non, une pensée n’est pas un fusil chargé. Les pensées se renforcent avec l'attention. Nous disposons de temps pour réorienter notre réflexion lorsque nous prenons conscience d'une émotion négative.
Une pensée isolée a peu de pouvoir. Elle en prend avec la répétition. Le livre décrit ce mécanisme en quelques étapes :
- Vous prêtez attention à un sujet : la vibration est faible.
- Vous y repensez ou vous en parlez : la vibration devient plus forte.
- Votre attention reste suffisamment longtemps sur ce sujet : d’autres pensées de même nature viennent s’y joindre.
- À force de répétition, la pensée devient dominante et c’est là qu’elle a du pouvoir
Voyons à présent concrètement le processus de création.
Le processus en trois étapes
Abraham résume la création d’un désir en trois étapes. La première est automatique, la deuxième ne vous concerne pas, et la troisième est la seule sur laquelle vous pouvez agir.
Étape 1 : vous demandez (sans y penser)
Vous n’avez pas à formuler de demande. Elle se fait toute seule, et voici comment :
- Vous vivez dans un monde varié, rempli de contrastes : des choses qui vous plaisent, d’autres non.
- Réfléchir fait naître des préférences.
- Une préférence est une demande.
- Chaque demande reçoit une réponse.
Les désirs ne s’arrêtent d’ailleurs jamais. Une fois qu’un désir est comblé, la nouvelle situation fait apparaître d’autres envies. Le livre en conclut qu’il n’y a pas de « liste finale » à terminer.
Étape 2 : la réponse vous est donnée
Selon Abraham, c’est l’étape la plus simple pour vous, car vous n’avez rien à faire. Chaque demande, petite ou grande, est entendue et reçoit une réponse.
C’est une affirmation forte, et elle soulève la question évidente : « Si chaque demande reçoit une réponse, pourquoi n’ai-je pas ce que je veux ? » La réponse se trouve dans la troisième étape.
Étape 3 : vous acceptez de recevoir
Cette étape est celle que le livre appelle le consentement, ou l’art de permettre. Elle consiste à vous mettre dans un état où vous pouvez recevoir ce qui a été demandé et préparé.
Reprenons la radio : la station émet, mais il faut régler votre poste (étape 3). Sans réglage, vous n’entendez rien, et vous en concluez à tort que personne n’émet.
Le livre explique que la plupart du temps, il y a un décalage entre la demande et le consentement. Voici comment cela se passe avec l’exemple d’un changement de voiture :
- En voyant votre vieille voiture se dégrader, vous ressentez l’envie d’une voiture neuve. C’est la demande.
- Cette envie agréable dure quelques instants.
- Puis votre attention revient à la vieille voiture : « Elle ne démarre plus, la peinture s’écaille, j’ai vraiment besoin d’en changer. »
- Sans vous en rendre compte, vous pensez maintenant à la voiture que vous avez, et non à celle que vous voulez. Vous vous placez donc sur la fréquence de l’ancienne.
Le livre en tire une règle : plus vous pensez à la voiture désirée, plus son arrivée se rapproche. Plus vous pensez à votre voiture actuelle et à ses défauts, plus vous la repoussez.
La résistance à la réception
Cet exemple révèle ce que le livre appelle les deux aspects de chaque sujet : la chose désirée et l’absence de cette chose. Vous pensez souvent avoir l’esprit tourné vers ce que vous voulez, alors que vous pensez à son contraire.
- Vous croyez penser à la santé, mais vous pensez à la peur d’être malade.
- Vous croyez penser à la sécurité financière, mais vous pensez à la crainte de manquer d’argent.
- Vous croyez penser à une relation heureuse, mais vous pensez à votre peur de rester seul(e).
Inconsciemment, vous créez une résistance.
La résistance se traduit toujours par une émotion désagréable : doute, découragement, agacement, inquiétude. C’est le signal que vos pensées vous éloignent de votre désir.
Plus le désir est fort, plus elle se sent. Plus vous désirez une chose depuis longtemps, plus la résistance éveille une émotion forte. Si vous éprouvez une grande frustration, c’est donc qu’un désir important est en jeu. Cela n’indique pas qu’il est impossible.
Quand désir et croyance vont dans le même sens
Abraham résume la condition de la réussite ainsi : les meilleurs résultats arrivent quand vous désirez sincèrement quelque chose et que vous croyez que c’est possible. Dans ce cas, aucune pensée ne contredit votre désir, et ce que vous voulez se manifeste vite et facilement.
À l’inverse, un désir qui vous paraît inaccessible n’est pas près de se réaliser. Mais s’il vous semble être la prochaine étape logique de votre vie, il est alors tout proche.
Le livre donne l’exemple d’une femme qui rêve d’ouvrir des chambres d’hôtes avec sa mère. Tant que ce projet lui paraissait hors de portée et qu’elle y voyait une compensation de tout ce qu’elle n’avait pas obtenu, le désir restait loin. Pour qu’il se rapproche, il fallait qu’il lui devienne familier, qu’il lui paraisse naturel, presque évident. Abraham invite à utiliser son imagination pour y parvenir : à force d’y penser avec plaisir, le grand rêve finit par sembler être la prochaine étape normale.
Vos émotions : votre repère au quotidien
On ne cesse de dire à quel point nos émotions sont importantes :
Les émotions : comment les accueillir et les comprendre grâce à la spiritualitéDe la même manière que notre corps dispose de capteurs sensoriels pour nous avertir lorsqu'un poêle est brûlant, notre organisme est doté d'un système de guidance intégré dès la naissance : nos émotions. Loin d'être de simples réactions passagères ou insignifiantes, elles agissent comme une véritable boussole intérieure.
Elles mesurent avec une précision absolue la fréquence vibratoire de notre être et révèlent la nature exacte de notre point d'attraction. Si vous vous sentez bien (enthousiaste, joyeux, serein), votre point d'attraction est aligné avec vos désirs et le bien-être. Si vous vous sentez mal (inquiet, en colère, découragé), votre point d'attraction est focalisé sur le manque ou la résistance, ce qui attire des situations inconfortables. Impossible de tricher.
Le livre ajoute que le désaccord ne se produit pas par hasard : il a lieu quand vous pensez quelque chose qui ne correspond pas à ce que vous savez être vrai au fond de vous. Un exemple : si quelqu’un vous dit « tu es un bon à rien », cela vous fait mal parce que cette phrase ne correspond pas à la valeur que vous avez réellement. À l’inverse, si une personne qui vous aime vous dit que vous êtes quelqu’un de précieux, vous vous sentez bien, car elle vous rappelle une vérité que vous connaissez.
Maintenant que l’on a compris qu’il fallait se sentir bien, passons directement à la partie suivante : comment, concrètement, passer d’un mauvais état à un meilleur.
L’échelle des émotions : monter une marche à la fois
Beaucoup de gens essaient de se forcer à voir le bon côté de leur situation lorsqu’ils vont mal, et cela ne marche pas.
Les pensées auxquelles vous avez accès dépendent de votre état du moment. Si vous êtes très abattu, une pensée très enthousiaste est trop éloignée de ce que vous ressentez, et vous ne pouvez tout simplement pas y croire.
C’est comme la radio : vous ne pouvez pas passer instantanément d’une fréquence à une autre très éloignée. Vous pouvez en revanche tourner le bouton progressivement.
Abraham a établi une échelle de vingt-deux degrés. Elle va des émotions qui indiquent le plus fort alignement jusqu’à celles qui montrent la plus grande résistance :
- Joie, savoir, maîtrise personnelle, liberté, amour, appréciation
- Passion
- Enthousiasme, empressement, bonheur
- Attente positive, confiance
- Optimisme
- Espoir
- Contentement
- Ennui
- Pessimisme
- Frustration, irritation, impatience
- Accablement
- Déception
- Doute
- Souci
- Blâme
- Découragement
- Colère
- Vengeance
- Haine, rage
- Jalousie
- Insécurité, culpabilité, sentiment d’indignité
- Peur, chagrin, dépression, désespoir, impuissance
Comment utiliser l’échelle ?
Voici la méthode proposée dans le livre :
- Repérez votre émotion. Si vous ne trouvez pas le mot, rapprochez-vous par élimination : « Est-ce que je me sens plutôt puissant ou impuissant ? Plus proche de l’impuissance ou de la frustration ? Ou plutôt du souci ? » Il n’y a pas de mauvaise réponse.
- Cherchez une pensée qui vous soulage un peu. Pas une pensée « géniale », seulement une pensée qui vous fait respirer un peu mieux qu’avant.
- Vérifiez le résultat. Après cette pensée, vous sentez-vous mieux, pareil ou moins bien ? Si c’est mieux, gardez cette direction. Sinon, essayez une autre pensée.
- Répétez. Une fois soulagé(e), cherchez la pensée suivante qui vous soulagera encore un peu.
Le livre recommande d’écrire ou de dire à voix haute ces pensées, car cela vous permet de mieux sentir leur effet.
La colère n’est pas un problème
Dans ce parcours, la colère a un rôle particulier. Abraham explique que lorsqu’on est dans l’impuissance ou le chagrin, la colère est souvent la première pensée qui soulage.
Mais l’entourage la désapprouve souvent : « Calme-toi, ne te mets pas dans cet état. » Résultat : la personne retombe dans la tristesse et l’impuissance, au lieu de monter. Le livre note que les autres préfèrent souvent que vous restiez abattu plutôt que fâché, parce que la colère est tournée vers l’extérieur.
Vous seul pouvez savoir si une pensée vous soulage. Personne d’autre ne ressent ce que vous ressentez.
La colère n’est pas un but, c’est une marche. Il ne s’agit pas d’y rester, mais de continuer ensuite vers la frustration, puis le soulagement, puis l’espoir, et ainsi de suite.
Le point essentiel est qu’un petit soulagement compte déjà. Dès que vous parvenez à vous sentir un peu mieux par un choix volontaire, vous avez retrouvé une part de pouvoir sur votre état.
Ce que vous cherchez vraiment : un état, pas un objet
Quand vous désirez quelque chose, ce que vous cherchez en réalité, c’est de vous sentir mieux.
Abraham le résume en disant que la création délibérée est avant tout l’art de créer un état émotionnel. Les circonstances s’accordent ensuite à cet état.
3 exercices pour commencer à manifester votre vie de rêve dès maintenant
Vous avez maintenant les bases : ce que vous émettez attire ce qui lui ressemble, la résistance freine ce que vous avez demandé, et vos émotions vous indiquent où vous en êtes. Voici trois exercices tirés du livre pour passer à la pratique.
Exercice 1 : le déchaînement d’appréciation
À quoi il sert. Selon Abraham, l’appréciation est le lien le plus puissant entre vous et votre Être intérieur. Quand vous appréciez quelque chose, vous ne pouvez pas résister en même temps : les deux ne sont pas compatibles. C’est donc le moyen le plus facile et le plus rapide de vous mettre en « mode réception ».
Quand le faire. Quand vous vous sentez plutôt bien (de l’optimisme jusqu’à la joie sur l’échelle) et que vous voulez maintenir ou améliorer cet état. Il convient aussi aux moments creux : trajet, file d’attente, marche.
Combien de temps. Au début, 10 à 15 minutes par jour. Ensuite, vous aurez envie de le faire plusieurs fois par jour, quelques secondes à chaque fois, simplement parce que c’est agréable.
Comment faire, pas à pas :
- Regardez autour de vous et repérez une chose qui vous plaît vraiment : un objet, un lieu, une personne, un moment de la journée.
- Restez avec cette chose et cherchez ce que vous aimez en elle : sa beauté, son utilité, ce qu’elle vous apporte. Plus vous restez dessus, plus le sentiment agréable grandit.
- Remarquez que vous vous sentez mieux qu’au départ, et appréciez ce constat.
- Passez à une autre chose qui vous plaît, puis recommencez.
Choisissez des sujets faciles. Le but n’est pas de vous forcer à apprécier quelque chose qui vous contrarie, ni de réparer un problème.
Arrêtez si cela vous agace. Si vous essayez et que vous ressentez un malaise, ou que vous ne vous sentez pas mieux au fil des pensées, ne vous forcez pas.
Exercice 2 : l’atelier de créativité
Il permet de clarifier ce que vous voulez dans les domaines qui comptent le plus pour vous, et à comprendre pourquoi vous le voulez. Sur le plan des trois étapes, c’est l’étape « vous demandez », mais faite avec précision. Le livre explique que lorsque vous exprimez vos désirs sans ambiguïté, vous focalisez de l’énergie sur eux, et que la raison de vos désirs en définit l’essence.
Quand le faire. Quand vous vous sentez bien. Abraham insiste sur ce point : si vous n’êtes pas heureux, ce n’est pas le bon moment pour cet exercice. Prenez-le comme un moment de plaisir, pas comme une corvée.
Combien de temps. Le livre recommande de le faire une fois par semaine pendant environ un mois, puis une fois par mois.
Le matériel. Quatre feuilles de papier et un stylo.
Comment faire, pas à pas :
- Titrez chaque feuille avec l’un des quatre grands domaines de la vie : Mon corps, Ma maison, Mes relations, Mon travail.
- Sur la première feuille, écrivez : « Voici ce que je désire à propos de mon corps. » Dressez une courte liste de ce qui vous vient. Ne vous creusez pas la tête : si rien ne vient, passez au domaine suivant.
- Pour chaque désir, écrivez pourquoi vous le voulez. Faites-le avec des « parce que ».
- Faites de même pour la maison, les relations et le travail.
Exemple: Je veux sentir de la passion dans ce que je fais … parce que le travail est une grande part de ma vie et que m’y sentir bien est important. … parce que la journée passe vite quand je me sens stimulé.
Abraham invite à ne pas chercher à tout lister. Notez simplement ce qui vient en premier : ces désirs-là sont déjà les plus actifs en vous.
Exercice 3 : le pivot
Dans la partie 2, nous avons vu que chaque sujet a deux faces : la chose désirée et son absence. Le pivot vous aide à passer de l’une à l’autre au moment où vous le remarquez. C’est l’exercice du quotidien : vous pouvez le faire n’importe où, en quelques secondes.
Quand le faire. Dès que vous ressentez une émotion négative et que vous comprenez que vous pensez à ce que vous ne voulez pas. Le livre indique cet exercice pour les états allant de l’ennui jusqu’à la colère sur l’échelle. Pour des états plus lourds (peur, chagrin, désespoir), commencez plutôt par monter l’échelle des émotions (partie 4).
Pourquoi c’est utile. Un contraste vous aide à voir plus clairement ce que vous voulez. Quand vous vivez ce que vous ne voulez pas, votre désir pour son contraire est à son maximum de clarté. Le pivot consiste à utiliser cette clarté au lieu de rester dans la plainte.
Comment faire, pas à pas :
- Remarquez l’émotion. Elle est le signal : vos pensées sont tournées vers ce que vous ne voulez pas.
- Arrêtez-vous un instant. Ne vous reprochez rien. Abraham insiste : ne vous culpabilisez pas de ressentir une émotion négative. Elle est une information et fait partie de votre système de guidance.
- Posez-vous la question : « Je sais ce que je ne veux pas. Alors, qu’est-ce que je veux ? »
- Tournez votre attention vers la réponse et restez-y quelques instants.
La version la plus simple. Quand vous ne savez pas quoi répondre, dites : « Ce que je veux, c’est me sentir bien. » Le livre explique que des pensées positives commencent alors à affluer, et que chacune en attire une autre.
Plus vous remarquez tôt que vous glissez dans une pensée négative, plus c’est facile d’en changer.
Les 5 erreurs fréquentes à éviter
Choisir de s’adapter plutôt que d'explorer ce que nous voulons véritablement
Lorsque notre entourage semble convaincu de savoir mieux que nous ce qui est bon pour nous, nous pouvons finir par douter de notre propre jugement. Cette adaptation excessive nous éloigne de notre élan naturel et de notre liberté intérieure. Nous cherchons à répondre aux attentes extérieures au lieu de construire une vie qui reflète nos propres préférences.
Masquer ses émotions
Faire semblant d’aller bien revient, selon eux, à coller un visage souriant sur une jauge d’essence vide. Cela ne fait pas démarrer la voiture.
Vouloir sauter trop haut d’un coup
Passer du désespoir à la joie ne marche pas. Il faut monter petit à petit dans l’échelle émotionnelle, en cherchant simplement un léger soulagement (de la dépression vers la colère, puis la frustration, puis l’espoir, etc.). Pour la même raison, une affirmation trop éloignée de ce que vous croyez (« je me sens bien dans ma peau », alors que ce n’est pas vrai pour vous) crée du malaise. Il faut partir de phrases auxquelles vous croyez déjà.
Attendre que les circonstances changent pour se sentir mieux
Le livre inverse l’ordre : on choisit d’abord une pensée qui fait du bien, et les conditions suivent. Penser « j’irai mieux quand j’aurai plus d’argent » est présenté comme un piège.
Se sacrifier pour les autres ou vouloir réparer le monde
Beaucoup pensent qu’être attentif à soi, c’est être égoïste. Les auteurs assument le mot : sans alignement personnel, on n’a rien à offrir. Ils invitent à ne pas chercher à sauver le monde ni à corriger les autres.
Le bonheur se cultive aussi dans notre façon de penser
Au fil de ses enseignements, Demandez et vous recevrez nous invite à porter un regard différent sur nos désirs, nos émotions et notre capacité à avancer vers ce qui nous tient à cœur. Esther et Jerry Hicks nous encouragent à faire de nos ressentis des repères, à accueillir nos aspirations et à progresser vers des pensées qui nourrissent davantage notre bien-être.
L’un des enseignements les plus précieux du livre est peut-être celui-ci : nous n’avons pas besoin d’attendre que tous nos désirs se réalisent pour commencer à nous sentir bien. Nous pouvons déjà cultiver l’appréciation de ce que nous vivons, prendre plaisir à ce qui nous inspire et aborder l’avenir avec davantage de confiance. Le chemin vers nos aspirations devient alors une expérience à part entière, et non une simple attente de leur réalisation.
Et vous, si vous cessiez un instant de penser à ce que vous ne voulez plus, qu’aimeriez-vous véritablement attirer dans votre vie ?